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Présentation de Odoo

Présentation de Odoo

Un éditeur belge, une communauté internationale

OpenERP, maintenant Odoo, est une société belge basée principalement à Namur non loin de Bruxelles. La société est présente en Inde, aux Etats-Unis et en Asie.
La dynamique est très forte, portée par la viralité de l’open source, mais aussi par un marketing efficace autour du produit et une diffusion internationale sans limite. Sans compter bien sur les capacités du produit, et la roadmap agressive de l’éditeur avec une version majeure tous les 12 ou 18 mois, créant le buzz à chaque fois.

Créée et dirigée par Fabien Pinckaers, la société a su rester autonome, puis lever des fonds auprès d’investisseurs avisés, pour atteindre aujourd’hui près de 300 collaborateurs.

Mais Odoo ne compte pas uniquement sur ses forces propres, et a su créer un réseau de plus

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de 500 partenaires dans plus de 110 pays, dont Smile bien sur.

La France est un marché historique pour OpenERP, mais l’éditeur a su ne pas en rester là, et s’est déployé fortement en Amérique Latine, en Asie et plus récemment aux Etats-Unis.
Les partenaires ne sont pas étrangers à cette diffusion internationale, et on ne parlera pas ici de partenaires commerciaux, simples distributeurs d’une solution propriétaire, mais de partenaires engagés, véritables évangélisateurs dans leurs pays de l’open source et d’OpenERP

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A ce titre, on parlera de communauté de partenaires, même s’il est certain que nous ne sommes pas dans un monde de bisounours et que les rivalités commerciales existent et que les intérêts ne sont pas toujours alignés.

L’évènement annuel des « Open days » rassemble chaque année plus de personnes à Bruxelles, - 2000 personnes 2014 ! -, venues du monde entier pour échanger avec l’équipe OpenERP, découvrir les nouveautés et présenter ses propres travaux utiles à la communauté.

ERP, business applications et modules disponibles

Ne nous y trompons pas, Odoo est un ERP. Par cela, nous entendons qu’il comprend l’ensemble des fonctionnalités nécessaires à une entreprise, complètement imbriquées entre elles, et allant jusqu’à la comptabilité officielle de l’entreprise. Odoo est utilisé ainsi par de nombreuses entreprises dans le monde pour gérer l’ensemble de leur activité.

Pour autant, Odoo dispose d’une approche complètement modulaire, avec un catalogue de modules à installer. On en dénombre des milliers, réalisés par la communauté et reversés en open source, et environ deux cents réalisés et maintenus par l’éditeur. On s’intéressera plus loin à la différence entre ces deux types de modules.

Le résultat est une pléthore de modules, prêts à l’installation, disponibles pour couvrir telle ou telle fonctionnalité. Certains couvrent une fonction entière et d’autres sont plus modestement des surcharges modifiant tel ou tel fonctionnement d’une fonctionnalité par ailleurs existante.

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D’un simple clic, l’administrateur pourra déployer
une application de  CRM, une gestion des ventes, une gestion de facturation ...

Le marché des applications métier est encore plus vaste que celui des ERP, et Odoo l’a bien compris, markettant aujourd’hui une approche « business
apps » - plus que « ERP » - , pour permettre aux entreprises de créer des applications basées sur Odoo pour un département ou un besoin précis,
sans remettre en cause les ERP historiques
en place.
Nous sommes totalement en phase avec cette approche « Business Apps », implémentant quasiment depuis le début des applications métiers couvrant les achats ou la CRM, sans pour autant déployer l’ERP complet de l’entreprise.

Open source et modele économique

OpenERP/Odoo est distribué sous la licence GPL v3 et est entièrement gratuit d’utilisation. Il n’y a pas ici de version ‘entreprise’, qui serait avec un code
différent ou qui possèderait des fonctionnalités supplémentaires, et qui serait distribuée en contrepartie d’un support payant comme c’est le cas de plusieurs solutions open source. Non, Odoo ne dispose que d’une seule version de son logiciel, complètement open source, et répétons le, complètement gratuite d’utilisation.

Pour autant, l’éditeur belge a besoin de revenus pour continuer à investir dans le développement de l’outil et permettre son extension dans le monde entier.

Notons qu’à l’inverse d’un éditeur de logiciels propriétaires, la répartition des dépenses d’un éditeur open source est prioritairement la R&D, en réduisant au minimum les coûts commerciaux et marketing. La diffusion du produit se faisant via la communauté des partenaires intégrateurs, mais surtout via la viralité et la dynamique open source du produit, ralliant des développeurs de par le monde, ainsi que des utilisateurs souhaitant plus de liberté et plus de souplesse.

A ses débuts, l’éditeur tirait ses revenus de prestations uniquement, c’est-à-dire qu’il réalisait directement les intégrations dans les sociétés, en même temps qu’il développait son logiciel. Ce modèle économique a clairement ses limites pour un éditeur. D’une part il est peu scalable, nécessitant toujours plus de collaborateurs hors R&D pour plus de revenus et d’autre part il le met en concurrence directe avec ses intégrateurs partenaires. Odoo a fait le choix en 2011 de basculer sur un mode plus clairement éditeur et a réussi en une seule année à changer le mode de quasiment l’intégralité de ses revenus.

Le modèle économique d’Odoo s’appuie deux axes : la vente de contrats de garantie et de services associés à son logiciel, et les abonnements pour les utilisateurs SaaS d’Odoo.

Dans le contrat de garantie et de services, l’éditeur s’engage à la résolution des éventuelles anomalies détectées, et intègre un service de migration pour les montées de version d’Odoo.
Les sociétés comprennent aisément l’intérêt d’un tel contrat : avoir la certitude qu’un éventuel bug détecté sera corrigé est une garantie forte de bon fonctionnement de son ERP. Précisons qu’il s’agit bien d’un engagement de correction, et pas seulement de prise en compte comme pour les éditeurs propriétaires.

Odoo publiant une version majeure tous les 18 mois, apportant son lot de fonctionnalités nouvelles et intéressantes, la possibilité de migrer via le service semi-automatisé de l’éditeur est très intéressante. Le service de migration est un service en ligne : vous transmettez votre base de données à l’éditeur, et il vous la rend migrée, prête à fonctionner avec la nouvelle version du logiciel. Le nombre d’itérations est sans limite, vous permettant de réaliser vos tests et d’affiner la migration avant la bascule effective.

Nous mettrons cependant un petit bémol sur l’aspect complètement automatisé de la migration réalisée par l’éditeur, qui demandera tout de même un certain travail de l’intégrateur - ou du client final - selon le volume de spécifique qu’il aura réalisé pour son implémentation. L’éditeur commercialise une version SaaS, - Software As A Service – où Odoo est préinstallé et configurable via l’interface web,. Pas de surprise, la tarification a un fonctionnement similaire à celui de SalesForce ou d’autres acteurs SaaS avec un abonnement au nombre d’utilisateurs nommés.

Cette version SaaS est mise à jour en continu, et profite directement des mises à jour du produit, avant même les releases stables. Du coup, l’utilisateur n’a pas de migration à réaliser, c’est transparent pour lui. Il profite des nouveautés sans les avoir demandées.

Les possibilités de configuration de la version SaaS sont celles offertes par l’interface web d’Odoo. Il n’est pas possible ici de développer de nouvelles fonctionnalités avec du  code python. De la même manière, les modules installables sont ceux de l’éditeur, dont il assure la garantie et pas ceux de la communauté.

Technologies

Odoo est basé sur des technologies modernes, avec un moteur d’ORM et un moteur de workflows très puissants, étroitement liés avec le choix du langage dynamique Python.

Pour autant, on pourra regretter que ni l'ORM ni le moteur de BPM ne soient des standards connus. Ils nécessiteront donc un apprentissage particulier par les développeurs, et ne pourront être remplacés ou interopérés par des technologies répandues du monde Java open source telles que Hibernate ou JBPM.

Le choix du langage Python est aussi très impactant. Ce langage très apprécié des développeurs – ceux qui en ont fait ne veulent pas en changer ! – a l’avantage d’être peu verbeux et très lisible. A contrario, on pourra souffrir en France d’un manque de ressources formées sur ce langage.

Pour autant, notre expérience de plusieurs années d’implémentation d’Odoo nous démontre que la technicité nécessaire pour déployer cette solution est en forte baisse, et l’expertise Python largement moins indispensable, surtout avec les dernières versions 7 et 8 d’Odoo , leurs avancées fonctionnelles et les capacités de paramétrage associées.

Odoo présente des coûts d'intégration faibles grâce à du paramétrage très avancé et à la simplicité générale du code.

Base de données

La base de données utilisée par Odoo est l’excellent PostGreSQL. On pourrait se demander pourquoi avoir choisi cette base et pas MySQL, plus répandu, mais il faut préciser que ce choix remonte à plusieurs années, et qu’à ce moment, MySQL ne gérait pas du tout les contraintes d’intégrité relationnelle.

Aujourd’hui, PostGreSQL est une base de données open source au développement communautaire avec de nombreux atouts techniques comme le fonctionnement multi-cœurs et toujours la gestion de l’intégrité relationnelle. L’absence de version entreprise avec un support payant ou des fonctionnalités supplémentaires est cohérent avec l’orientation open source d’Odoo.

D’autres éditeurs d’ERP auront fait le choix de déporter la gestion de l’intégrité relationnelle dans l’application elle-même. Ce choix est tout aussi respectable, mais pour Odoo, toutes les fonctionnalités sont accessibles par web-services, jusqu’au cœur de l’application, et seule une intégrité au niveau de la base de données pouvait assurer d’être respectée.

Techniques d'extensions
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La création de nouvelles structures de données, de nouveaux formulaires et de
nouveaux rapports est assez immédiate et peut se faire
par des interfaces graphiques fournies par Odoo.
Il faut cependant préciser que les traitements sur les nouvelles structures
de données impliqueront plutôt du développement Python, langage simple, qui
permettra de manipuler les objets correspondants à ces données par l'intermédiaire de la couche de mapping relationnel (ORM).

Web Services

Toutes les fonctionnalités métier sont nativement exposées en webservices, c'est un gage d'interopérabilité fort pour toute entreprise avec un existant logiciel qui doit dialoguer avec son ERP.

On notera que les web-services exposés sont nativement XML/RPC et JSON/RPC mais pas SOAP.

Interface utilisateur

Du point de vue de l’interface utilisateur, Odoo a connu plusieurs modifications majeures, comme le montrent les copies d’écran ci-dessous, de la version 5.0 à la version 8.0. On pourra apprécier le travail successif sur la simplification de l’interface, ainsi que sur les astuces mises en place au fur et à mesure, pour le confort des utilisateurs.

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Odoo a fait le choix à partir de sa version 7.0 d’abandonner le client GTK historique et de ne se concentrer que sur la version web, entièrement redéveloppée depuis la version 6.1.

Depuis, Odoo peut se concentrer sur l’ergonomie web de sa solution, et c’est effectivement un point d’attention important de l’éditeur, son objectif étant d’avoir une solution très facile de prise en main pour séduire un maximum d’utilisateurs, n’hésitant pas à faire des tests de première prise en main avec des simples passants dans la rue !

Par exemple, l’ergonomie du champ de sélection

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« Many-to-one » a été particulièrement travaillée. C’est un champ de sélection largement amélioré, qui permet en une seule
opération de sélectionner l’objet lié (le client, le produit, la facture) via une recherche instantanée sur les caractères saisis. Il permet aussi, si la recherche est infructueuse et si c’est nécessaire, de créer l’objet directement (le client, le produit), sans changer d’écran,
permettant à l’utilisateur de finir sa saisie rapidement. On pourra ensuite bien sur revenir sur l’élément créé rapidement pour en compléter les informations. S’ajoute à cela, la fonctionnalité du « Fil d’Ariane » qui facilite la navigation d’un élément à un autre.
L’affichage des formulaires a lui aussi été travaillé, et on pourra apprécier le résultat, très ressemblant au rapport de sortie, et donc permettant une appropriation plus rapide de l’écran par l’utilisateur.

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La zone de recherche et de filtre a été  grandement améliorée dans la version 7, et devient une zone multi-usages très puissante, présente sur tous les écrans de l’ERP.

Elle permet de filtrer simplement les données affichées avec les mots-clés saisis (minimum 3 caractères).

Les filtres prédéfinis sont directement accessibles, et l’utilisateur peut enregistrer simplement ses propres filtres.

Les axes de regroupement sont aussi disponibles dans la même zone.

Autre exemple, quand vous cliquez sur un élément d’une fiche qui est en mode lecture, le bouton « Modifier » se met à sautiller, captant l’attention de l’utilisateur, qui comprend qu’il doit cliquer sur ce bouton pour modifier l’information ciblée. Ce n’est peut-être qu’un détail, mais la somme des détails fait la bonne ergonomie d’une solution.